lundi 23 mai 2011

Les Femmes, la Chine et l'Agriculture




Les femmes participent à l'économie rurale dans toutes les régions du monde en développement. La Chine n'échappe pas à la règle.

Voici quelques photos prises lors de mon séjour en Chine (mai 2011) et notamment dans le pays Miao habité par diverses minorités ethniques qui consacrent une grande partie de leur activité aux travaux agricoles. Les femmes Miaos travaillent essentiellement dans les rizières (le riz étant l'alimentation de base), les Miaos se consacrent également aux plantations du sapin et plus généralement au travail du bois.
Les femmes Miaos apportent en tout état de cause une contribution essentielle à l'agriculture et à l'économie rurale du pays Miao.



Le rapport sur la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture publié par la FAO (la principale publication de la FAO) montre qu'en Chine les femmes représentent 48% de la main d'œuvre agricole (elles représentent 43 % de la main d'œuvre agricole dans l'ensemble des pays en développement). Les enquêtes réalisées sur les emplois du temps sur l'ensemble des activités agricoles font apparaître qu'elles consacrent, en Chine, 50 % de leur temps aux travaux agricoles. Mais, toujours selon ce même rapport, il existe de grandes disparités entre les hommes et les femmes dans les pays en développement, les femmes contrôlent moins de terre que les hommes, elles possèdent moins d'animaux de trait, nécessaires à la culture des champs, et rencontrent de nombreuses contraintes (accès au crédit, aux nouvelles technologies, aux intrants),... C'est la raison pour laquelle tous les acteurs doivent travailler de concert pour supprimer la discrimination légale, promouvoir l'accès de tous aux marchés et aux ressources, garantir que les politiques et programmes agricoles favorisent l'égalité entre les hommes et les femmes.
Il faut en effet favoriser la reconnaissance du rôle des femmes en milieu rural qui sont des partenaires indispensables au développement durable au même titre que les hommes. Cette reconnaissance permettra également de lutter plus efficacement et durablement contre la faim et la pauvreté extrême. Promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes est primordial pour le développement de l'agriculture et à la sécurité alimentaire.

Le présent article a pour objectif de susciter une meilleure prise de conscience du problème, en espérant que des politiques appropriées viendront encourager l'égalité entre les hommes et les femmes, dans un secteur agricole en pleine mutation.

PS : Le rapport précité peut être consulté sur le site http://www.fao.org

lundi 11 avril 2011

Votre entretien de recrutement s'est mal passé ?




Détendez vous....en allant voir la méthode Gröholm. Ce spectacle vous permettra de relativer.

Vous pensiez tout connaître des entretiens de recrutement ? Allez voir encore une fois la méthode Gröholm, vous découvrirez qu'il y a pire......



En effet, vous le saviez certainement, dans le process de recrutement, il existe différents types d'entretien. Il y a tout d'abord l'entretien individuel, le plus connu où vous êtes reçu par le responsable du recrutement ou un hiérarchique (une sorte de face à face) mais aussi l'entretien à plusieurs interlocuteurs ou encore face un cabinet de recrutement. Enfin, le moins pratiqué mais tout autant redoutable est l'entretien de groupe.

Ce dernier est pratiqué le plus souvent pour l'embauche de jeunes diplômés pour des postes de commerciaux qui prend alors la forme d'une réunion d'information suivie d'un entretien individuel.

La méthode Gröholm s'inspire des pratiques de recrutement. Il s'agit d'une méthode de recrutement non conventionnelle qui repose sur un entretien collectif où les candidats sont à la fois objet et sujet de la sélection. Les quatre candidats qui participent à l'entretien d'embauche pour un poste de directeur commercial au sein d'une multinationale renommée sont amenés à dévoiler les aspects les plus enfouis de leur personnalité et vont se rendre compte que personne ne va les recevoir mais qu'ils sont en revanche surveillés....

Ce spectacle est riche d'enseignement sur le monde du travail qui prend parfois parfois des allures de thriller....C'est la raison pour laquelle je vous invite à y aller (actuellement au théâtre Tristan Bernard)

mardi 22 mars 2011

Trois ans après la réforme de la démocratie sociale...


Il y a trois ans entrait en vigueur la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale. Cette loi a profondément modifié le paysage syndical en rénovant les critères de représentativité des organisations syndicales de salariés et donne plus de poids aux accords négociés en entreprise ou au niveau des branche (par représentativité, on entend la qualité qui établit l'aptitude d'une organisation syndicale à représenter l'intérêt de toute une collectivité de travailleurs, au delà de son intérêt propre comme personne morale ou de celui de ses adhérents). Cette loi fait aujourd'hui date dans l'histoire des relations sociales de notre pays.

Il faut savoir tout d'abord que cette loi transpose la position commune adoptée le 9 avril 2008 par le Medef et la CGPME du coté patronal, la CGT et la CFDT du coté salarial en substituant la la présomption de représentativité qui bénéficiait aux cinq grandes organisations syndicales le critère d'audience électorale. Elle prévoit que les organisations ayant recueilli au moins 10 % des voix exprimées au 1er tour des élections du comité d'entreprise seront représentatives dans l'entreprise et pourront donc y désigner un délégué syndical. Ce critère d'audience revêt, dans le cadre de ces nouvelles dispositions, une portée bien différente puisque désormais la représentativité du syndicat dépendra de l'audience acquise au moment de l'élection.

Auparavant, les syndicats affiliés à l'une des cinq centrales syndicales nationales et interprofessionnelles bénéficiaient d'une présomption irréfragable de la représentativité à tous les niveaux et donc aussi dans l'entreprise et ils pouvaient automatiquement désigner un délégué syndical, constituer une section, disposer de locaux et de panneaux d'affichage et présenter des listes au 1er tour des élections professionnelles même si leur nombre de leurs militants étaient faible et leur audience au sein du personnel fort limitée sans que personne ne puisse leur contester cette représentativité.

Désormais, les organisations syndicales devront passer, tous les quatre ans, le test des élections professionnelles pour perdurer dans l'entreprise en tant que négociateurs et seuls celles ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour des élections des titulaires du comité d'entreprise auront le droit de négocier et signer les accords collectifs, ces résultats devant être consolidés au fur et à mesure par le ministère du travail pour parvenir en 2013 à une nouvelle liste des organisations représentatives.

Cette loi consacre en outre le principe du pluralisme syndical en énonçant que « tout syndicat légalement constitué depuis deux ans, qui remplit les critères de respect des valeurs républicaines et d'indépendance, pourra créer une section syndicale, et désigner un représentant de cette section ». Il s'agit là d'une innovation majeure car désormais un syndicat non représentatif pourra constituer une section syndicale dans l'entreprise et y désigner un nouvel acteur, le représentant de la section syndicale d'entreprise qui aura toutes les prérogatives liées à l'action syndicale à l'exception d'une seule, celle de négocier et cela sous la seule condition qu'il démontre y avoir des adhérents (la chambre sociale a précisé qu'il en suffirait de deux).

Cette loi modifie donc le système traditionnel relatif à la représentation du personnel et le rôle des élections professionnelles car, en plus de leur fonction classique de choix des représentants, les élections deviennent un instrument de mesure de l'audience électorale dont chaque syndicat peut se prévaloir pour accéder à la représentativité. La représentativité des syndicats ne dépend plus des élections prud'homales mais bien des résultats des élections professionnelles.

Reste encore à déterminer si cette loi apporte les remèdes nécessaires à l'émiettement syndical en France et d'une manière plus générale à la crise de la représentation sociale et du dialogue social qui existe dans notre pays.

Rien n'est moins sûr car car le taux de syndicalisation ne semble pas avoir augmenté depuis le vote de cette loi. Il semble se maintenir à 8 % au total et à 5 % dans le secteur privé alors que la réforme de 2008 a eu pour objectif de faire en sorte que la légitimité de la représentativité vienne de la base et non du sommet. Il y a quelques années Ségolène Royal avait proposé de rendre obligatoire l'adhésion à un syndicat mais cette mesure était considérée comme inconstitutionnelle. Dès lors, cette proposition n'avait pas été reprise. Pourtant il faut un syndicalisme fort et reconnu par l'ensemble des acteurs de la société (salariés, responsables politiques, ..) si on veut faire aboutir les réformes dont la France a besoin.

La loi demeure contestée en outre, par une partie des organisations syndicales (notamment celles qui ne sont pas signataires de cette position commune) et est également considérée comme exorbitante du droit commun selon d'autre organisations au regard des nouveaux droits et privilèges qu'elle confère aux syndicats.

Elle ne semble pas davantage avoir réglé le problème de la quasi absence du syndicalisme dans les TPE, malgré le vote de loi du 15 octobre 2010 qui complète les dispositions relatives à la démocratie sociale en prévoyant que pour mesurer l'audience des organisations syndicales dans les TPE (entreprises de moins de 11 salariés hors activités agricoles), un scrutin sera organisé au niveau régional tous les 4 ans. Aussi, bien que chaque salarié ait le droit d'être représenté syndicalement, une partie importante des salariés demeure exclu de toute représentation. Pour assurer ce droit, la solution ne réside t-elle pas dans la mise en place de commissions paritaires territoriales de branches comme le préconise Henry Rouilleault dans son ouvrage « où va la démocratie sociale ? La question mérite d'être posée.

D'autres écueils peuvent être relevés comme le fait que le champ d'application de la négociation collective n'a pas fait l'objet de modifications alors que d'autres préoccupations ou intérêts mériteraient d'être pris en compte comme ceux des demandeurs d'emploi, des salariés des entreprises en territoire rural,...Les questions de gouvernance des entreprises ou encore celle de l'enrichissement de la démocratie sociale à de nouveaux thèmes d'actualité comme le développement durable demeurent d'actualité et à défaut d'avoir été pris en compte dans cette loi, ne faudrait il pas envisager la négociation d'un nouvel accord interprofessionnel portant sur ces nouvelles questions afin d'anticiper l'élaboration d'une nouvelle loi qui viendrait parfaire le dispositif.

Souhaitons enfin, que la démocratie sociale trouve son essor avec le développement de l'e démocratie. Les partenaires sociaux utilisent d'ores et déjà internet pour animer leurs réseaux. On ne peut que les inviter à échanger sur les bonnes pratiques qu'ils ont mises en place grâce aux technologies numériques et tenter ainsi d'augmenter le nombre de leur adhérents. La mise en place de nouveaux outils destinés à aider les citoyens à mieux comprendre les enjeux de la démocratie sociale pourrait permettre de favoriser son développement et l'essor du dialogue social en France.

lundi 24 janvier 2011

Social : Indemnisation des chômeurs


Re- négociation de la Convention d'Assurance Chômage qui devrait être placée sous le signe de la continuité

A partir d'aujourd'hui, les partenaires sociaux renégocient la convention d'assurance chômage du 23 décembre 2008. 



Ils ont deux mois pour remplacer l'actuelle convention qui demeure valable jusqu'au 31 mars 2011. 

Il n'y pas de bouleversement attendu compte tenu du contexte de chômage élevé et de la marge de manœuvre limité de l'Unedic au vu de sa dette de 11 milliards d'Euros mais des ajustements entreront en vigueur notamment pour prendre en compte le chômage des seniors qui partiront en retraite plus tard compte tenu de la réforme des retraites.
D'autres changements pourraient toutefois intervenir, la CFDT par exemple souhaite introduire de nouveaux avantages pour les chômeurs, notamment des droits rechargeables, qui consisteraient à récupérer ultérieurement la durée d'indemnisation non consommée. Une avance de droits est aussi suggérée pour les primo demandeurs n'ayant pas quatre mois de cotisation, des jeunes en grande majorité. La CGT veut également taxer les ruptures conventionnelles dont le nombre explose et remet au goût du jour son projet présenté pour la première fois en 2005, visant à majorer les cotisations sur les contrats précaires afin de renflouer les caisses de l'Unedic. Les propositions de Pierre Mehaignerie (Président Ump de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée Nationale) qui a proposé que soient réduits le montant et la durée de l'indemnisation des cadres ne suscitent en revanche, guerre l'enthousiasme.

Affaire à suivre donc.....

jeudi 20 janvier 2011

Année 2011 - Année Internationale de la Forêt-




Cette proclamation par l'Onu devra mettre en lumière l'importance des forêts, la nécessité de plus et mieux les protéger, leur rôle essentiel dans la lutte contre les changements climatiques et pour la survie des communautés locales, partout dans le monde.

Actuellement, les forêts abritent 80 % de la biodiversité mondiale et près de 300 milliards d'individus (chaque jour on y découvre de nouvelles espèces et elles sont d'une richesse inestimables !). Elles sont sources de revenus pour 1,6 milliards d'être humains, soit presque le quart de l'humanité. Les forêts permettent la survie des populations les plus démunies de la planète en leur fournissant chaque jour du bois de chauffe ou de construction et la nourriture dont elles ont besoin.
Les forêts couvrent par ailleurs 31 % de la superficie terrestre totale et stockent plus de dioxyde de carbone que la quantité actuellement présente dans l'atmosphère de la terre. Elles offrent donc bien souvent les moyens les plus rapides, les moins coûteux et les plus importants pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Malgré les cris d'alarme successifs, la déforestation et la dégradation des forêts continuent inlassablement ( 13 millions d'hectares de forêts sont perdus chaque année).

La forêt est pourtant indispensable au développement durable de notre planète et à notre espèce. L'air que nous respirons, la nourriture, l'eau dont nous avons besoin pour vivre, la diversité de la vie sur Terre, le climat qui façonne le présent et notre avenir, tout cela dépend des forêts et il importe de sensibiliser le public sur le rôle central que jouent les forêts du monde pour le bien être des hommes et de la nature.

La préservation des forêts représente un enjeu mondial important et chacun de nous peut agir pour sa protection ! Participez aux initiatives visant à préserver et développer les forêts sur le plan mondial et surtout achetez des produits responsables pour les protéger !


jeudi 13 janvier 2011

Cows from India


Voici quelques photos que j'ai prises lors de mes dernières vacances en Inde.















Les photos parlent d'elles même. En Inde, et malgré de nombreuses mutations technologiques, de nombreux agriculteurs travaillent encore à la main ou plutôt à l'aide d'animaux. L'animal est utilisé comme source d'énergie complémentaire au travail humain.

En ce début du 21ième siècle, la FAO estime à 434 millions le nombre d'animaux participant à cette fourniture d'énergie dans l'agriculture. La traction animale (pour le transport de personnes ou de matériaux ou encore pour la culture attelée) est toujours d'actualité en Inde comme dans de nombreux pays en développement ou émergents.

Il faut souligner aussi que la traction animale, source d'énergie renouvelable, contribue à l'amélioration de la sécurité alimentaire des petits paysans et à la durabilité des systèmes de production.

Enfin, les vaches, c'est aussi la production de lait. L'Inde est le premier producteur laitier au monde avec plus de 100 millions de tonnes de lait en 2007. Le lait constitue la source essentielle de revenu en milieu rural.

lundi 27 décembre 2010

Droit du travail et principe de laïcité


Le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie a jugé le 13 décembre 2010 qu'était constitutif d'une faute grave justifiant son licenciement le fait pour une employée de crèche de porter sur son lieu de travail un voile islamique en méconnaissance du « principe de neutralité » fixé par le règlement intérieur de l'établissement.

Ce jugement est important car il a une portée générale et rappelle explicitement que la Constitution s'applique à tous, dans le domaine public comme dans le domaine privé et c'est plus précisément à l'article 1er de la Constitution qui énonce que « la France, est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. » qu'il est fait référence dans cette affaire. La juridiction prud'homale a en l'espèce, contrairement à l'avis rendu par la Halde saisie par la demanderesse, retenu la validité de la clause du règlement intérieur par laquelle l'employeur prohibe au sein de l'établissement le port de signes manifestant l'appartenance religieuse au nom du principe de neutralité de l'établissement.

C'est une solution innovante car elle reconnaît la validité d'une clause du règlement intérieur interdisant le port de signes manifestant une appartenance religieuse permettant ainsi l'application du principe de neutralité au sein d'un établissement privé.

Conseil de Prud'hommes de Mantes-La- Jolie, 13 décembre 2010 



lundi 29 novembre 2010

Le vin bio ne connaît pas la crise !



Mais il faut néanmoins développer la filière viticole bio : Pourquoi ?


  • Parce que les habitudes des consommateurs ont changé
  • Parce que les citoyens ont pris conscience des enjeux liés au mode de production biologique synonyme de respect de l'environnement
  • Parce qu'il faut remédier à la crise que subissent les viticulteurs conventionnels frappés de plein fouet par la baisse de la consommation de leurs vins.
    Il y a d'ores et déjà eu des mesures de soutien à la l'agriculture biologique et notamment à la viticulture biologique (comme le plan de soutien à l'agriculture biologique de 2007, le Grenelle de l'environnement) mais elles sont insuffisantes.

Aujourd'hui, malgré ces mesures, la viticulture biologique ne représente que 3,4 % de la superficie viticole totale, ce qui est encore trop peu.




Aussi, un nouveau plan de développement de la filière viticole bio apparaît nécessaire.

  • Il faudrait tout d'abord améliorer la connaissance du marché du vin dit bio qui demeure actuellement insuffisante et mesurer la compétitivité de ces vins (celle des vins français ainsi que celle des vins étrangers comme cela existe pour les vins conventionnels). La diffusion de ces connaissances apparait ensuite nécessaire, permettant ainsi une meilleure compréhension du marché mondial.
  • Il faudrait également poursuivre les efforts faits afin de favoriser les conversions vers la viticulture biologique et favoriser l'installation dans ce mode de production. (ces efforts pourraient se traduire par le maintien des aides agro-environnementales et du dispositif de crédit d'impôt, mais aussi par l'octroi de nouvelles aides à la recherche et au développement de l'agriculture biologique)
  • Une unification des réglementations apparaît également nécessaire car actuellement seuls les raisins qui sont issus de l'agriculture biologique permettent une certification et l'appellation de vin bio . Il manque une étape essentielle : celle de la vinification (deuxième étape de la fabrication du vin) qui ne fait pour l'instant d'aucune réglementation. Le remède à cette lacune permettrait pourtant l'essor et l'exportation des vins bios.
  • La dispersion des acteurs et leur multiplicité au sein de la filière est nuisible à son développement, la structuration de ce secteur est donc souhaitée.
  • Des efforts en matière de développement du réseau de distribution de ces vins et un travail sur l'image de marque de ces produits (en utilisant un packaging conçu de manière écologique ou avec la mention développement durable) permettrait une augmentation des parts de marché de ces vins.
  • Sensibiliser le consommateur sur le coût du produit qui est certes plus cher mais qui se justifie par le fait que la production de ce type de vin implique une main d'œuvre plus importante, de semences et des produits de traitement qui coûtent plus chers que pour les vins conventionnels)

Voici quelques propositions qui permettrait de développer une offre vinicole française « bio » compétitive.

Article rédigé à partir des données de l'agence bio, du ministère de l'agriculture, de France Agrimer, et des articles publiés dans la revue « la journée viniicole ».

jeudi 11 novembre 2010

Réforme des retraites : Quelles conséquences pour l'employeur ?


La loi portant réforme des retraites (loi promulguée le 10 novembre 2010) renforce les obligations de l'employeur en matière de prévention des risques professionnels.
Désormais l'employeur est tenu d'organiser des actions de prévention de pénibilité (Art L 4121-1 modifié du code du travail). Il devra également désigner un salarié compétent pour s'occuper de la protection et de la prévention des risques professionnels dans l'entreprise. Enfin, l'employeur est tenu d'établir une fiche individuelle de suivi pour chaque salarié exposé à un ou plusieurs risques professionnels liés à des contraintes physiques marqués ou à un environnement physique agressif ou à certains rythme de travail susceptibles de laisser des traces durables identifiables ou irréversibles sur sa santé.

Cette loi ne réformera pas la médecine du travail (les dispositions initiales prévues à ce sujet ayant été invalidées par le conseil constitutionnel) mais le médecin du travail sera autorisé à proposer par écrit, à l'employeur des mesures de portée générale en cas de risque sur la santé des salariés. Les missions du CHSCT sont par ailleurs étendues à l'analyse de l'exposition des salariés à des facteurs de pénibilité .

Pour rappel, la réforme des retraites relève progressivement de 60 à 62 ans l'âge légal de départ de la retraite et de 65 à 67 ans l'âge de la retraite à taux plein, prévoit des départs anticipés pour "pénibilité", instaure une aide à l'embauche des seniors, .. ......

Cette loi est applicable à compter du 1er juillet 2011.

dimanche 7 novembre 2010

Aperçu sur la question des Roms : une vraie question européenne

Des évènements survenus récemment ont amené "les Roms" sur le devant de la scène médiatique. Cette population a fait l'objet en effet de vives réactions de rejet qui n'est pas sans lien avec leur mode de vie et leur principale caractéristique : celle d'être pauvre. 
 
        Mais de qui s'agit t'il exactement ?

Il y a d'un coté les personnes assimilées aux gens du voyages, détentrices d'un carnet de circulation qui possèdent la nationalité française et les roms dits orientaux qui viennent pour la quasi totalité de Roumanie et de Bulgarie et qui quittent leur pays pour fuir la misère et les discriminations. Aujourd'hui en France, on en dénombre 250 000 dont 1/3 seulement est nomade, un autre tiers est semi-itinérant et le dernier tiers sédentaire. Il faut savoir que la majorité est bien intégrée mais d'autres sont relégués et maintenus dans une condion de mendiants. Il va de soi que des pratiques telles que la mendicité enfantine doivent disparaître. Le travail des associations qui aident les enfants et oeuvrent pour l'intégration professionnelle et sociale de ces populations mérite d'être encouragé.
La situation de précarité dans laquelle certains vivent est pourtant difficilement résolvable car l'accès au marché du travail ne leur est pas facilité dans la mesure où pour pouvoir bénéficier d'un contrat de travail, ils doivent payer une taxe prévue à l'ANAEM (l'agence, nationale d'accueil des étrangers et des migrations), ce qui rend plus difficile leur insertion professionnelle alors que ces personnes sont pourtant des citoyens européens. 
De l'autre coté, les Roms bénéficient de droits qui leur ont été reconnus (principe de non discrimination dans la Charte des Droits fondamentaux, liberté de circulation, textes sur le droits des minorités ..) et des efforts ont été entrepris pour favoriser leur intégration sociale et économique. Aujourd'hui, les états européens apportent des réponses variées à cette question qui se trouve au coeur des politiques européennes et nationales. Elles vont de la fermeté (l'exemple français récent d'expulsion en est une illustration) à des politiques favorisant l'intégration (le Fond social européen a ainsi été mis à contribution pour favoriser ces efforts d'insertion).

       Mais l'Union Européenne ne s'est pas vraiment attelée au sujet, même si la commission a débloqué une enveloppe de 17,5 milliards d'euros sur 2007-2013 utilisée par 12 Etats membres pour promouvoir l'intégration des Roms. L'utilisation de ces fonds sur le terrain ne semble pas suivre. Aujourd'hui, l'idée de renforcer les droits des Roms en Europe est de plus en plus mise en avant. Elle a été apprêment débattue lors de la réunion du 5 novembre 2010 qui s'est tenue à la Maison de l'Europe. La question des Roms nécessite la poursuite de ce débat, au niveau européen, qui permettrait d'identifier les solutions qui fonctionnent dans le différents pays également concernés (Italie, Espagne, Grêce, Allemagne,..) et d'instaurer une vrai politique porteuse de vraies solutions. Deux pistes sont possibles soit travailler à l'intégration des Roms, soit aider à ce que la situation s'améliore assez en Roumanie pour qu'ils restent là-bas. En tout état de cause, c'est un problème européen qui ne pourra être résolu que s'il existe une action collective européenne.

Article redigé à partir des élements d'informations recueillis au cours du débat organisé à la Maison de l'Europe et animé par Mme Catherine Lalumière le 5 novembre 2010

jeudi 28 octobre 2010

Quizz sur le ...




Développement durable







Testez vos connaissances!



Comment se nourrissent les hommes ?

Question 1: quel est le défi que doit relever l'agriculture du 21 ième siècle ?

Réponse A: Nourrir la planète
Réponse B: Préserver la santé des consommateurs
Réponse C : respecter l'environnement
Réponse D: les trois à la fois

La réponse est la réponse D, Nourrie la planète, préserver la santé du consommateur et respecter l'environnement : tel est le défi que doit relever l'agriculture du 21 ième siècle. Il ne sera pas aisé d'en arriver là car, afin de nourrir leur population croissante, beaucoup de pays en développement s'engagent dans l'agriculture productiviste, sur le modèle des pays riches, au risque de commettre les même erreurs.

Question 2 : L'amélioration de la situation alimentaire profite t-elle à toute les régions du monde ?

Réponse A : oui,
Réponse B: Non

La réponse B est la bonne réponse. Non, l'amélioration de la situation alimentaire n'a pas profité à toutes les régions du monde. La ration moyenne par habitant reste insuffisante dans une cinquantaine de pays et près de 800 millions de personnes souffrent de sous nutrition dans les pays en développement, soit 17 % de la population de cet ensemble (contre 36 % en 1970). Ces pays ont le plus souvent connu une très forte croissance de leur population, avec des progrès agricoles insuffisants pour nourrir ces nouveaux habitants. L'Afrique subsaharienne présente à cet égard une situation alarmante.

Question 3: Que doivent faire les pays en développement pour assurer leur sécurité alimentaire?

Réponse A : augmenter leur production agricole
Réponse B : développer leur superficie cultivable

Les deux réponses sont bonnes. Les pays en développement doivent en effet augmenter leur production agricole pendant encore plusieurs décennies, pour assurer la sécurité alimentaire d'une population, en croissance démographique forte. Dans les régions d'agriculture traditionnelle peu productive, une intensification élémentaire est possible avec des moyens peu coûteux et une formation simple de paysans. De nouvelles terres agricoles peuvent être conquises surtout dans les pays du Sud où il existe de nombreuses réserves foncières (surtout en Amérique latine et en Afrique)

Question 4: Parmi ces cinq firmes mondiales, laquelle n'est pas une firme agroalimentaire ?

Réponse A: Danone
Réponse B: Nestlé
Réponse C: Général Motors
Réponse D: Philip Morris
Réponse E: Coca-Cola

La bonne réponse est la réponse C : Général Motors n'est pas une entreprise agroalimentaire.

Question 5 : Que signifie le sigle OGM ?

Réponse: Organismes génétiquement modifiés. Plus précisément, il s'agit de plantes ou d'animaux qui ont subi des manipulations en laboratoire, afin de disposer des qualités qu'ils n'avaient pas, on peut ainsi produire des végétaux résistant aux maladies, au gel, des animaux sans graisse, des fruits qui ne pourrissent pas, ...

Question 6 : Parmi ces firmes, laquelle ne fournit pas de produits chimiques et des semences pour l'agriculture ?

Réponse A : Novartis
Réponse B : Monsanto
Réponse C : Bayer
Réponse D : Goodyear

La réponse D est la bonne réponse.

Question 7 : Que signifie l'expression révolution verte ?
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Réponse : Il s'agit de l'intensification importante de l'agriculture qui s'appuie sur l'utilisation de semences améliorées, l'irrigation et l'apport de produits chimiques (engrais et pesticides). En Asie, la révolution verte a permis de tripler les rendements des cultures céréalières en 20 ans.

Question 8 : Quel est le type d'agriculture qui a été mis en place dans les pays développés?

Réponse A : l'agriculture productiviste
Réponse B : l'agriculture élémentaire

La réponse A est la bonne réponse : les pays développés ont mis en place une agriculture productiviste bénéficiant de gros investissements, de progrès scientifiques et technologiques continue et dont les résultats sont remarquables : les États-Unis, l'Union Européenne et le Canada produisent ainsi le tiers des céréales, de la viande et du lait avec seulement 1 % de l'agriculture de la planète.






Comment les hommes occupent la terre?

Question 9 : La population mondiale est actuellement de 6 milliards. A combien devrait elle passer en 2050?

Réponse A : 7 milliards
Réponse B : 8 milliards
Réponse C : 9 milliards

La réponse est la Réponse C: selon la FAO, elle devrait passer à 9 milliards en 2050. Cette croissance massive de la population est le résultat de la transition démographique commencée en Europe vers 1750 et qui a ensuite gagné le reste du monde.

Question 10 : Que signifie le sigle FAO ?

Réponse: ….....

La réponse est Organisation des Nations Unis Pour l'alimentation et l'agriculture

Question 11 : Quelles sont les formes de peuplement et pourquoi certains lieux concentrent -ils tous les hommes ?

Réponse A : Il existe un seul type d'occupation et de peuplement des territoires par les sociétés humaines.

Réponse B : Il existe trois grands types d'occupation et de peuplement des territoires par les sociétés humaines.

La réponse est la Réponse B : Il existe trois grands types d'occupation et de peuplement des territoires par les sociétés humaines: une occupation clairsemée de populations nomades qui se déplacent en quête de ressources; une occupation rurale plus dense de populations villageoises fixes et une occupation urbaine très dense. Les six milliards d'être humain se repartissent en effet très inégalement sur la terre. La population mondiale n'occupent que le quart de terres émergées et se concentre sur des espaces de plus en plus densément peuplés.

Question 12: Comment se manifeste la fracture entre riches et pauvres sur l'ensemble de la planète et entre les Etats?

Réponse A : 20 % des êtres humains les plus riches se partagent l'intégralité des richesses de la planète.
Réponse B : 20 % des êtres humains les plus riches se partagent 80 % des richesses de la planète.
Réponse C : 50 % des êtres humains les plus riches se partagent 80 % des richesses de la planète.

La réponse est la réponse B : 20 % des habitants se partagent 80 % des richesses : l'humanité est d'abord divisée par les conditions de vie et le niveau de développement. Les riches vivent pour la plupart dans les pays développés, en Europe Occidentale, en Australie, et en Nouvelle Zélande, qu'on appelle encore pays du Nord. Les pauvres sont une petite minorité dans les pays riches et vivent dans les pays en développement appelés «pays du Sud»


Question 13 : Quel rôle jouent les frontières:

Réponse A : la frontière joue le rôle de séparation entre les États

Réponse B : la frontière sert à délimiter une zone de conflit

La réponse est la réponse A: Les frontières séparent les États. Ce sont des créations humaines, héritées de l'histoire souvent complexe des divers pays. Certaines sont fixées depuis très longtemps, d'autres sont de création récente, à la suite de guerres ou d'accords à l'aimable entre États.

Question 14 : Quel est le nombre d'États souverains aujourd'hui?

Réponse A : plus de 100
Réponse B : plus de 150
Réponse C : plus de 200

La réponse est la réponse C. On compte aujourd'hui plus de 200 Etats souverains. Certains comme l'Égypte ou la Chine remonte à l'Antiquité. Beaucoup sont, à l'image de la France, apparus au Moyen-Age. D'autres sont récents, nés après 1960 de la décolonisation.


Question 15 : L'existence de frontière n'empêche pas le processus de mondialisation de s'étendre rapidement à l'ensemble de la planète. Donner une définition de la mondialisation:--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Réponse: On peut définir la mondialisation comme étant la diffusion rapide à l'ensemble de la planète des produits, des capitaux, de l'information, des modèles culturels, des genre de vie des pays occidentaux, d'Amérique du Nord en premier lieu, d'Europe et du Japon ensuite. La mondialisation concerne aussi les personnes, à travers les migrations internationales de travail et les flux touristiques.








Comment les sociétés et les États se partagent ils le monde ?


Question 16 : Que signifient les expressions Pays du Nord et Pays du Sud ?
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Réponse:Les pays du Nord désignent les pays riches développés, États Unis, Canada, États d'Europe occidentale, Japon, situés principalement au Nord de la planète mais qui comptent aussi l'Australie et la Nouvelle Zelande, pays de l'hémisphère Sud. Les pays du Sud désignent les pays pauvres en développement et qui remplacent l'expression Tiers Monde, utilisée jusque dans les années 80. La plupart des pays sont au sud des pays riches.

Question 17 : aujourd'hui, l'humanité se concentre dans les villes (réponse A) ou dans les campagnes (réponse B)?

La réponse A est la bonne réponse. Aujourd'hui, 45 % de l'humanité vit en ville, l'urbanisation s'est stabilisé dans les pays riches, mais se poursuit à un rythme accéléré dans les pays en développement et profite surtout aux grandes villes.

Question 18 : Combien de villes dans le monde dépassent le seuil des 10 millions d'habitants ?

Réponse A : une vingtaine
Réponse B : une trentaine
Réponse C : une quarantaine

La réponse B est la bonne réponse. Aujourd'hui plus d'une trentaine de villes dépassent 10 millions d'habitants. 80 % de ces mégalopoles appartiennent aux pays du Sud où la croissance urbaine est spectaculaire.

Question 19 : Les pays en développement affrontent une croissance urbaine particulièrement forte aujourd'hui. Dans quel type d'habitat de concentre cette population ?

Réponse A : des bidonvilles
Réponse B : des ghettos

La réponse A est la bonne réponse. Les bidonvilles constitue des habitats précaires construit à la périphérie des agglomérations, et sur des terrains vagues intérieurs, avec des matériaux de récupération, des tôles, du bois, des bâches de plastique,....

Question 20: Quel est le nom donné au peuple de Chine du Nord qui a conquis les territoires formant la Chine actuelle et constitue aujourd'hui plus de 90 % de la population du pays.

Réponse A : les Hans
Réponse B : les Hunnis

La réponse A (les Hans) est la bonne réponse.


Question 21 : comment appelle t-on la mesure qui consiste à empêcher tout échange commercial avec un pays ou un région ?

Réponse A : Un embargo
Réponse B : Une restriction

La réponse A est la bonne réponse. L'embargo peut être total ou ne porter que sur certains produits. C'est un moyen de pression qui a été utilisé par les Etats Unis à l'égard de Cuba et de l'Irak.







L'eau : une ressource vitale pour l'homme et un enjeu international

Question 22 : Comment se répartissent les ressources en eau ?

Réponse A : dix pays se partagent 60 % des réserves annuelles disponibles
Réponse B : dix pays se partagent la totalité des réserves annuelles disponibles

La réponse A est la bonne réponse. Les ressources en eau sont très inégalement réparties, 10 pays se partagent 60 % des réserves annuelles disponibles alors que les zones sèches, qui couvrent 30 % des continents, ne recueillent que 2 % . L'inégalité face à l'eau est donc extrême et le volume de la ressource par habitant varie de moins de 100 m 3 par an dans la péninsule arabique à plus de 300 000 dans la région des Guyanes en Amérique du Sud.

Question 23 : Pour quoi la consommation mondiale d'eau a t-elle doublé depuis 30 ans ?

Réponse A : à cause de l'augmentation de la population
Réponse B : à cause de l'augmentation de la production agricole
Réponse C : à cause des deux, à la fois de l'augmentation de la population et de la production agricole.

La réponse C est la bonne réponse. La forte croissance de la population et l'augmentation considérable de la production agricole expliquent cette évolution. L'agriculture est en effet très exigeante en eau, il en faut 500 litre pour produire un kilogramme de blé et 2000 à 4000 pour un kilogramme de riz. On doit aussi satisfaire les nouveaux besoins en eau domestique et municipale: le confort des population, dont le niveau de vie s'améliore, exige des quantités d'eau croissantes, surtout dans les villes.

Question 24 : Quelles sont les activités consommatrices d'eau et quels aménagement exigent elles?

Réponse A : les activités agricoles sont fortement consommatrices d'eau
Réponse B : les activités de bâtiment et de travaux publics sont fortement consommatrices d'eau

La bonne réponse est la réponse A : L'agriculture consomme 69 % de l'eau utilisée dans le monde. Ses prélèvements ont plus que doublé depuis 1960, la surface irriguée passant de 180 à 300 millions d'hectares, grâce à la construction de milliers de barrages et à la multiplication de forages hydrauliques.

Question 25 : L'eau est elle un marché d'avenir ?

Réponse A : oui
Réponse B : non

La réponse A est la bonne réponse . L'eau est effectivement un marché d'avenir du fait de la croissance de la demande et de la concentration des besoins en des lieux précis, les aménagement hydrauliques nécessaires pour obtenir l'eau sont devenus gigantesques. Pendant longtemps, la production et la distribution d'eau ont été aux mains de petites entreprises locales ou de municipalités. Aujourd'hui compte tenu des technologies mobilisées et des investissements engagés, le marché s'internationalise et de grandes entreprises en deviennent acteurs.

Question 26 : Parmi ces entreprises, laquelle ne figure pas parmi les leaders de l'eau ?

Réponse A : Vivendi
Réponse B : Axa
Réponse C : Suez/Lyonnaise des eaux

La réponse B est la bonne réponse. Vivendi (ex Générale des Eaux) et Suez Lyonnaise des eaux se disputent âprement le titre de leader mondial de l'eau.


Question 27 : Dans quelles régions du monde l'enjeu de l'eau risque -t-il de déboucher sur des conflits entre les États?

Réponse A : Au proche et au Moyen Orient
Réponse B : En Asie

La réponse A est la bonne réponse. Aujourd'hui, on recense plus d'une vingtaine de régions hydroconflictuelles, avec des rivalités déclarées ou des risques potentiels élevés. Pour beaucoup d'entre elles, il s'agit de litiges à propos d'un partage non équitable de l'eau, qui enveniment les relations entre les Etats impliqués. Au proche et au Moyen Orient, les tensions sont beaucoup plus graves et pourraient déboucher sur des guerres de l'eau.


Question 28 : Quand à eu lien l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire ?

Réponse A :1976
Réponse B : 1980
Réponse C : 1986

La réponse C est la bonne réponse, l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire a eu lieu le 26 avril 1986, lorsqu'un réacteur de la centrale de Tchernobyl, situé en Ukraine, a explosé.




mardi 28 septembre 2010

Dissimulation du visage au Travail ?

Quelques mots sur les incidences pour l'employeur de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public

A compter du 13 avril 2011, les salariés affectés dans un espace public pourront se voir interdire le port d'une tenue qui dissimule leur visage. Cette réglementation qui concerne tous les salariés qui travaillent dans un espace public résulte de la loi du 11 octobre 2010 qui interdit le port, dans l'espace public, d'une tenue destinée à dissimuler son visage et sanctionne pénalement la méconnaissance de cette interdiction. Il importe néanmoins de préciser qu'il existe des dérogations à cette interdiction, notamment lorsqu'une tenue est prescrite par des dispositions législatives et réglementaires pour des motifs professionnels (comme les travaux de désamiantage par exemple) ou encore lorsque des circonstances rendent incompatible cette tenue avec des exigences de sécurité et/ou de santé ou un comportement prosélyte.

lundi 12 octobre 2009

Aujourd'hui le travail tue : il faut le changer !

Après le drame des suicides à France Télécom, le fonctionnement et les modes de managament dans les entreprises font débat, mais quant est-il dans les administrations ?
Force est de constater qu'il n'existe pas de statistiques sur les suicides au travail que se soit dans le secteur privé et encore moins dans le secteur public mais le phénomène du suicide lié au travail existe bien et n'est pas nouveau. Il aurait même eu tendance à s'accentuer ces dernières années selon certains spécialistes (médecins du travail, syndicalistes, ..).
Ce constat, qui est pourtant encore un tabou, nécessite d'être relevé à un moment où par ailleurs les restructurations se multiplient, génèrent du stress et concurrence entre les salariés. Prête t-on suffisamment attention aux causes de l'absenthéisme et à la communication entre les salariés, les services et la hiérarchie ?
Il faut savoir que le salarié qui se suicide a généralement des difficultés personnelles mais les suicides sont aussi souvent en lien avec des transformations dans l'organisation du travail. Aussi, il importe de prêter davantage d'attention aux outils qui existent(cellule psychologique, numéros verts, stage de gestion individuelle du stress, présence du médecin du travail et des assistances sociales) et surtout de les utiliser!!
Enfin, il importe surtout de rétablir une véritable communauté de travail fondée sur la solidarité et non essentiellement sur la compétition afin de prévenir tous les risques psychosociaux.

vendredi 28 août 2009

Le Droit du Travail, ce qu'il faut savoir










Le droit du travail a connu, au cours de ces dernières années, des évolutions majeures dans la quasi-totalité de ses champs d’application. Dans le même temps, le Code du Travail a fait l’objet d’une recodification intégrale.

Il importe donc d’avoir de bons réflexes en recherchant les bonnes informations. De nombreux manuels de type universitaire ou encore les guides pratiques qui existent peuvent vous aider mais ces ouvrages deviennent très rapidement obsolètes. Aussi, il est plus utile aujourd’hui de se référer aux informations disponibles sur internet et notamment celles figurant sur les sites institutionnels comme Légifrance, Service Public ou les différents sites ministériels, les fiches pratiques élaborées par le ministère du travail sont particulièrement bien faîtes et présentent l’avantage d’être gratuites ! D’autres sites (privés) peuvent être consultés comme juritravail.com ou encore infotravail.com mais la plupart des informations accessibles sont payantes.
Enfin, n’hésitez pas à prendre rendez vous avec votre inspecteur du travail ou votre inspectrice préférée (-:) pour en savoir plus !



Voici quelques règles à connaître pour agir au mieux le jours où certaines situations vous concernent directement.

Pour connaître les règles applicables en droit du travail en général et au contrat de travail en particulier, il faut se reporter au Code du travail mais également à la convention ou à l'accord collectif dont l'entreprise relève.

Les contrats de travail :
Il existe un nombre important de contrats de travail, le contrat à durée indéterminée étant le contrat de travail classique. D'autres sont conclus pour des durées déterminées afin de répondre à des besoins spécifiques (travail saisonnier, surcroît temporaire d'activité, remplacement de salariés absent), Certains contrats sont également spécifiques à une certaine catégorie de bénéficiaires, les jeunes ou encore des personnes confrontées à des difficultés d'insertion sociale et professionnelle. Parmi ces contrats, on peut citer le contrat d'apprentissage, le Contrat d'insertion dans la vie sociale, le contrat de professionnalisation, le contrat d'avenir, le contrat d'accompagnement dans l'emploi, le contrat initiative emploi, le Parcours d'accès aux carrières territoriales, hospitalières et de l'Etat, ...

La Période d’essai :
Les périodes d'essai ne sont pas obligatoires, cela dépend des professions et de la volonté des parties au contrat. La période ne s'applique que lorsque la convention collective ou le contrat en prévoie une. La période d'essai est en fait une période suivant l'embauche d'un nouveau salarié, pendant laquelle l'employeur peut décider de ne pas le garder ou le salarié de quitter son employeur sans avoir besoin d'effectuer un préavis.

Les congés, comment sont ils fixés ?
Il faut savoir qu'un mois de travail donne droit à deux jours et demi de congés, ce qui fait au total 30 jours ouvrables de congés par an. C'est l'employeur qui fixe les congés. Le Code du travail réglemente le calcul de la quantité de jours de congés mais aussi l'organisation des départs de congés et la situation du salarié pendant ses congés. Il existe également un nombre important de congés qui peuvent s'ajouter aux congés payés. Il s'agit des congés dits « spéciaux » lors de certains évènements de la vie du salarié (maternité, formation, etc...)

La durée du travail :
La réglementation relative au temps de travail a subi de nombreux changements. Les règles applicables aujourd'hui sont issues de la loi du 20 août 2008 qui simplifie les règles en la matière. La loi fixe la durée du travail à 35 heures par semaine. Elle réglemente aussi les durées maximales du travail et les heures supplémentaires. Le Code du travail énonce enfin les règles applicable au travail à temps partiel, aux repos quotidien, et aux repos hebdomadaire.

Comment agir en cas de Discriminations ?
En cas de discriminations, il est judicieux de saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE), elle est chargée de punir les employeurs pratiquant la discrimination. La plupart du temps, la sanction consiste en un versement de dommages et intérêts. La victime peut également être indemnisée par le Conseil des Prud'hommes.

La Santé et la Sécurité au Travail :
La protection de la santé et de la sécurité au travail constitue le noyau dur autour duquel le droit du travail s'est construit progressivement. Un site pour la sécurité et la santé au travail ( http://www.travailler-mieux.gouv.fr/ ) a été mis en place à destination des salariés et regroupe l'ensemble des informations sur la santé, la sécurité et le conditions de travail. Très complet, il offre de nombreuses fiches qui font le point sur les risques et les moyens de prévention et permet ainsi de mieux connaître les outils de prévention des risques professionnels.

La rémunération :
C’est la contrepartie du travail fourni. Le salaire brut comprend l’ensemble des sommes convenues et des avantages accordées par l’employeur : salaire de base, avantages en nature, primes, gratifications, pourboires, ainsi que les majorations prévues par la loi ou les accords collectifs. Le salaire est fixé librement entre l’employeur et le salarié, soit par le contrat de travail, soit par décision de l’employeur sous réserve du respect de certaines règles légales et conventionnelles.

REMARQUES : En cas de besoin, vous trouverez sur le site du ministère du travail des formulaires que vous pouvez télécharger (modèles de contrat de travail, de déclaration à l’embauche, etc…) ainsi que l’annuaire des services. Enfin, un service de renseignements téléphoniques sur la réglementation du travail est également mis à votre disposition par la ministère du travail. Il s’agit de travail info service qui est accessible au 0821 347 347.

lundi 29 juin 2009

La vie privée dans le monde du Travail : Mythe ou réalité ?


Le respect de la vie privée est un principe reconnu tant en droit interne qu'en droit international (article 9 du code civil, article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, etc...).
Mais qu'en est-il sur les lieux de travail, le salarié peut-il se prévaloir de ce principe alors qu'il est sous la subordination juridique de son employeur ?
La question peut légitiment se poser aujourd'hui avec l'utilisation des nouvelles technologies de l'information sur le lieu de travail et aussi avec l'essor des réseaux sociaux accessibles pour certains d'entre eux sur les lieux de travail dont l'utilisation est de nature à faire disparaître progressivement les frontières entre la vie professionnelle et vie personnelle.
Il faut savoir que le respect de la vie privée au travail est un principe jurisprudentiel reconnu par toutes les juridictions.

Le salarié peut également, en vertu du principe du respect de la vie privée informatique, disposer librement des outils informatiques mis a disposition par son employeur et les utiliser pendant son temps de travail. Il peut également utiliser sa messagerie professionnelle à des fins personnelles et surfer sur internet au bureau à condition toutefois qu'il ne commette pas d'abus dans l'utilisation de ces outils et qu'il respecte ses obligations professionnelles.
En effet, le salarié doit exécuter son travail en se conformant aux ordres et instructions de son employeur et en respectant ce dernier. L’employeur peut donc légitiment exiger que son salarié se concentre sur le travail convenu pour lequel il le rémunère.
L'arrêt de principe en la matière est l'arrêt Nikon c /Onof en date du 2 octobre 2001 qui a clairement énoncé le principe selon lequel le salarié, avait droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de l'intimité de sa vie privée. Dès lors, les dossiers et fichiers qu'il détenait et qui comportaient la mention « personnel » étaient soustraits du pouvoir de contrôle de l'employeur. Cette jurisprudence a été confirmée par le Conseil d'État rendant se principe applicable aux agents de la fonction publique (arrêt du 15 octobre 2003).
A partir de 2006, la jurisprudence de la Cour de Cassation va néanmoins opérer un rééquilibrage au profit de l'employeur, notamment en cas d'abus manifeste du salarié, en posant une présomption du caractère professionnel de l'activité du salarié et donc des fichiers et dossiers détenus par lui (arrêts du 18 octobre 2006). Un arrêt du 9 juillet 2008 a reconnu cette présomption s'agissant de l'usage de la connexion internet de l'entreprise par le salarié.

En tout état de cause, il existe une obligation de respect réciproque entre le employeur et le salarié et l'employeur est en droit de contrôler l'activité de son salarié. Ce n'est d'ailleurs pas seulement un droit mais une obligation s'il ne veut pas voir dans certains cas sa responsabilité engagée.

Pour conclure, il importe de souligner que les différents décisions jurisprudentielles qui ont été prises ces dernières années mais également les recommandations de la CNIL montrent bien l’ébauche d’un nouveau droit au respect de la vie informatique du salarie tout en accordant des garanties à son employeur. Le salarié est tenu d’une obligation de loyauté vis- à-vis de son employeur mais en cas d’abus, la sanction s’en trouverait justifiée. Il convient de souligner qu'au regard de ces évolutions jurisprudentielles, document important permet de fixer les règles du jeu: il s'agit de la charte informatique qui revêt alors un rôle crucial surtout lorsqu’elle est annexée au règlement intérieur de l’entreprise.
Enfin, soyons vigilant a tout intrusion législative dans ce domaine qui risque de perturber cet équilibre de bon sens déterminé par la jurisprudence.